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Sylvain Gaudreault veut que le Québec prenne ses relations internationales en mains. Il propose d’agir sur trois axes afin que le Québec fasse valoir sa personnalité sur la scène mondiale :

Premier axe

POSITIONS DISTINCTES DU QUÉBEC AU REGARD DE CELLES DU CANADA

Indépendance des peuples

Le Québec reconnaît la souveraineté des pays, évidemment. Mais il reconnaît et affirme également le droit à l’autodétermination des nations, en tant que peuples distincts. Il affirme le droit à l’indépendance pour toutes les nations en mesure de l’assumer, comme c’est le cas du Québec, de la Catalogne et de l’Écosse, notamment.

 

Ces peuples doivent pouvoir débattre démocratiquement, sans entraves autoritaires, de leur volonté ou non de créer leur propre foyer national, distinct du pays dans lequel ils vivent. Advenant l’expression majoritaire de la volonté d’indépendance d’un peuple, le gouvernement central ne peut avoir d’autre choix que de s’engager à négocier cette indépendance. Les balises et règles du processus pouvant mener à l’indépendance d’un peuple doivent être établies démocratiquement et de manière transparente par le gouvernement de ce peuple.

 

Au contraire, le gouvernement du Canada a, par exemple, nié le droit des Catalans à l’autodétermination. Justin Trudeau a déclaré sèchement : « Le Canada reconnaît une Espagne unie. C’est notre position ».

Second axe

MISE EN VALEUR DE L’EXPERTISE TECHNIQUE ET INTELLECTUELLE DU QUÉBEC

Le Québec possède une expertise technique et intellectuelle dans plusieurs domaines, expertise qu’il peut faire rayonner encore davantage à l’international. De même, l’intégration dans son discours national d’un leadership marqué en matière de relations internationales peut lui permettre de se démarquer et de saisir de nombreuses opportunités de développement aussi bien économique que social, démographique, diplomatique et culturel.

 

Ce développement de ses relations internationales se heurte souvent aux objections d’Ottawa qui y voit soit un empiètement sur ses compétences, soit une quête d’indépendance. Ces relations sont pourtant profitables, tant pour les pays avec lesquels le Québec les entretient que pour lui-même.

Ententes avec les pays du nord

Le Québec demandera son adhésion au Conseil nordique (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède) afin de développer des ententes qui permettraient :

  1. la protection de l’environnement,
  2. une transition énergétique juste, 
  3. un accès égalitaire aux soins de santé et à l’éducation,
  4. un filet social plus développé.

Cette coopération pourra s’établir dans plusieurs sphères, par exemple :

Aide humanitaire et crise des réfugiés climatiques

Le ministère des Relations internationales et de la Francophonie a déjà un historique en matière de solidarité internationale s’exerçant en deux régions (la Francophonie et l’Amérique latine / Antilles, en particulier Haïti) et se déclinant en quatre volets :

En plus de ces quatre volets, le Québec a le potentiel de devenir un joueur qualifié pour aider les réfugiés climatiques. Des opérations pourraient se décliner auprès des pays déstabilisés par les répercussions des changements climatiques. L’action du Québec en la matière pourrait s’articuler ainsi :

Ici, on pourra citer à nos futurs partenaires les collaborations internationales d’Hydro-Québec (États-Unis, Pérou, Panama, Chine, Chili, Costa Rica et Australie).

Gestion et préservation de l’eau potable

Systèmes de développement de l’enfance (CPE), formations techniques (DEP, DEC et recherche collégiale) et universitaires (baccalauréat appliqué et recherche)

Système de santé et de services sociaux

Promotion et développement de la souveraineté alimentaire

Industries culturelles et préservation de la langue

 Le Québec est un leader et possède ses têtes d’affiche dans plusieurs domaines culturels.

Relations avec les autochtones

Depuis quatre siècles, le Québec a développé une tradition de collaboration et de coopération avec les peuples autochtones. Comme dans le reste des Amériques, cette relation est imparfaite mais c’est ici au Québec qu’elle atteint le niveau le plus élevé.

Conscient des parallèles entre la condition des peuples autochtones et celle du peuple québécois, le Québec désire poursuivre et affiner cette tradition de collaboration. Il désire aussi en faire profiter d’autres nations en mettant son expertise à leur service.

Troisième axe

PROGRAMMES D’ÉCHANGE ÉCONOMIQUES, ENTREPRENEURIAUX ET CULTURELS

Le Québec possède déjà un réseau d’échange à l’international via, notamment :

Les mandats de ces représentations couvrent essentiellement les champs de compétences suivants : l’économie, l’éducation, la culture, l’immigration et les affaires publiques. Suivent ici quelques propositions d’actions que le Québec pourrait prendre pour augmenter son intervention à l’international selon les mandats mentionnés ci-dessus ou, éventuellement, des mandats additionnels.

Promotion et rayonnement culturels

Il s’agit ici de champs dans lesquels tant le Québec que les pays partenaires peuvent développer de nouvelles pratiques et améliorer les préexistantes.