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 Discours de lancement de campagne : le PQ et le pays selon Sylvain

 

Mes amis!

J’ai dans mon portefeuille depuis novembre 1987 une petite carte bleue. Cette carte ne m’a pas quitté depuis cette première année de cégep. C’est la carte de membre du Parti Québécois! Elle représente mon adhésion sans failles à cette idée puissante de faire du Québec un pays! Elle représente aussi mon engagement politique comme un outil pour améliorer le monde qui nous entoure.

 

UNE DÉCISION MÛRIE

 

Il y a 32 ans aujourd’hui, en prenant ma carte de membre du Parti Québécois, je ne croyais jamais qu’un jour, je me présenterais devant vous pour vous annoncer mon désir d’en devenir le chef. La décision que je vous annonce est mûrement réfléchie. J’ai soupesé ce qu’elle signifie pour moi, pour mon engagement politique, pour mon équipe et j’en ai évidemment parlé avec Dario. Il est le premier à m’appuyer là-dedans! Merci!

 

Il m’apparaissait évidemment incontournable de faire cette annonce entouré de gens de tous les milieux : partisans, oui, mais aussi de partout, du monde communautaire, des gens d’affaires, des jeunes, des moins jeunes, des gens de Jonquière, des gens de Montréal, et même de l’Outaouais, de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine! 

 

Vous êtes les témoins de mon approche en politique. Une relation de proximité, axée sur les résultats. Une approche qui part de la base, qui nous amène ensemble, dans le respect, à comprendre les problèmes pour y trouver des solutions. Vous tous, ici, vous le savez que mon travail provoque le changement. Ce n’est pas qu’un discours, c’est une réalité! 

 

L’AMOUR DE LA NATION QUÉBÉCOISE

 

Cette décision de me lancer est d’abord motivée par mon amour profond de notre nation, la nation québécoise. Je suis fier de notre peuple qui n’a pas encore de pays mais qui a tellement sa place à lui, sa place à part, dans le monde.  Je suis fier de notre culture riche, unique, qui se renouvelle ici et partout dans le monde par une pléthore d’artistes, créatifs et ambitieux. 

 

Je suis fier de notre langue française, notre accent distinctif dans le monde mais nos accents régionaux aussi. Le français, une des grandes langues universelles qui doit cependant être protégé, valorisé, pérennisé par une législation forte que nous devons remettre à jour sans délai. La langue française, c’est le socle de notre identité, de ce que nous sommes, Québécois de tous les horizons. Seul le Parti Québécois est le défenseur inconditionnel de notre langue.

 

Je suis fier du succès de nos entreprises, de notre innovation, de nos technologies qui s’exportent à travers le monde. Je suis fier de nos sportifs qui récoltent les médailles un peu partout. J’ai juste hâte d’entendre l’hymne national québécois célébrer leur fierté de grimper sur le podium! Je suis fier de nos régions, de ce territoire qu’on aime. Elles représentent ce Québec qui n’a pas peur de l’ouvrage, qui se prend en main pour aller toujours plus loin.

 

Je suis fier de ce Québec diversifié. J’ai la profonde conviction que notre nation continuera d’inscrire son caractère unique à travers le monde, en français, par des gens venus de partout. C’est ce que notre histoire nous enseigne. C’est ce dont notre avenir sera fait!

 

Je suis fier de notre environnement, de notre énergie propre et renouvelable, de ce Québec qui peut être un modèle dans la nécessaire lutte contre la crise climatique. Je suis fier de cette mobilisation grandissante chez les jeunes et les moins jeunes qui lancent un message à nous-mêmes et à la face du monde : nous voulons une planète propre pour les générations futures!

 

L’ENVIRONNEMENT COMME TREMPLIN

 

Mes amis, je veux que le pays du Québec soit le premier à faire son entrée à l’ONU avec cet acte fondateur : voici un nouveau pays, un pays qui a choisi sa liberté démocratiquement, pacifiquement et en français. Un pays qui, par son geste libérateur lui-même, pose un acte de confiance dans l’avenir de notre planète. Les solutions à la crise climatique existent, le Québec les connaît. Le Québec a l’ambition d’être un pays exemplaire. 

 

Attachez vos tuques et regardez-nous aller!

 

À BAS LES INÉGALITÉS SOCIALES!

 

Mon engagement politique est profondément enraciné dans la lutte contre les inégalités sociales.  Imaginez! Ici, au Québec, comme malheureusement ailleurs en Amérique, les plus riches s’enrichissent et les revenus de la classe moyenne stagnent. C’est encore plus criant chez les femmes. Ce n’est pas acceptable! À Montréal, l’espérance de vie est à 85 ans à Westmount alors qu’elle est de 74 ans à Hochelaga-Maisonneuve. Ça aussi, c’est inacceptable! Encore aujourd’hui, quand on vient du quartier St-Paul à Chicoutimi – mon quartier de naissance – on a plus de chances d’être décrocheur que si l’on vient du quartier Notre-Dame dans la même ville! Ce n’est pas normal!

 

Imaginez la réalité chez les nations autochtones, ici au Québec, où les inégalités sont encore plus criantes quant à l’éducation, à l’emploi, à l’accès à des soins de santé. Dans ces communautés, on parle carrément d’enjeu concernant la dignité des personnes.

Fracture dans les revenus, fracture dans la santé, fracture en éducation mais aussi fracture numérique! Il reste au Québec environ 340 000 foyers mal ou pas desservis par Internet. Et c’est surtout dans les régions comme ici au Saguenay-Lac-St-Jean ou en Gaspésie. Il s’agit autant de foyers qui vivent une inégalité quant à l’accès à l’information, à la connaissance et aux communications. Ça aussi, c’est inacceptable!

 

LE PARTI DES QUÉBÉCOIS

 

Le Parti Québécois que je souhaite diriger, avec le soutien d’un caucus fort et d’un militantisme engagé, sera une formation politique qui luttera tous les jours pour un Québec plus juste. Ce sera un Parti Québécois qui agira sans compromis pour le développement de toutes régions, ressources ou métropolitaines. Si nous sommes indépendantistes, c’est que nous croyons à la décentralisation. L’indépendance est un geste ultime de décentralisation. C’est pourquoi les régions peuvent nous faire confiance, peuvent me faire confiance.

 

Si nous voulons plus de pouvoirs pour le Québec, nous voulons plus de pouvoirs pour les régions. Plus de pouvoir, plus de moyens, plus de ressources pour que nos villes, nos banlieues, nos villages soient au cœur de cette stratégie qui fera du Québec un leader mondial de la transition écologique et énergétique.

 

Je veux un monde agricole qui sera fier de produire une nourriture saine grâce à des entrepreneurs québécois disséminés partout dans la ruralité. Eux aussi, ils vont contribuer à construire ce Québec vert et prospère. Mais ce n’est pas assez! Une transition écologique oui, mais une transition juste! Les travailleurs et les travailleuses de la construction, de l’industrie forestière, des transports, des cimenteries, de la pétrochimie, vos collègues de tous les secteurs industriels, dans toutes les régions, écoutez-moi bien : le Parti Québécois sera à vos côtés!

 

Il n’y aura pas de laissés pour compte, il n’y aura pas de perdants. Nous trouverons des solutions pour une transition écologique et énergétique juste, assumée par l’ensemble de la société, qui fera de vous tous et toutes des travailleurs fiers, des précurseurs d’une économie verte, du premier pays vert au monde!

 

DE GRANDES AMBITIONS

 

Mes amis, nous avons de grandes ambitions. Elles sont réalistes et à notre portée de main, dans la mesure où chacun, chacune, moi le premier mais avec vous tous, vous y contribuez. Je suis conscient d’où nous partons. Nous devons remettre l’indépendance au sommet des priorités du Québec.

 

L’indépendance est le seul moyen de faire respecter notre modèle de laïcité. L’indépendance est le seul moyen de faire la promotion efficace de la langue française. L’indépendance est le seul moyen de taxer les Netflix de ce monde, les Google, Amazon et autres Facebook. L’indépendance est aussi le seul moyen de ne pas se faire imposer un oléoduc et/ou un gazoduc. Nous ne sommes pas un peuple de surface. Nous sommes ancrés dans le territoire.

 

Suis-je clair? Nous voulons l’indépendance, nous y arriverons!

 

Je veux que le Parti Québécois pose des gestes forts. Le Parti Québécois n’est pas un parti comme les autres. Il remet en question fondamentalement le régime canadien. C’est pour ça qu’on dérange! L’indépendance, je ne passe pas mon temps à en parler, je la vis! Le but de notre remise en question incessante du régime fédéral, c’est de faire avancer le Québec vers toujours plus de victoires, vers toujours plus de liberté. Vers son indépendance!

 

Un exemple? Comme futur gouvernement, le premier geste d’une série d’autres sera d’adopter une loi affirmant sans compromis que l’environnement est de la compétence unique et exclusive du Québec. Le pouvoir de décider ce qui se passe et ce qui passe sur son territoire, la capacité de décider en fonction de nos ambitions climatiques, cela ne relève que du Québec et seulement du Québec!  Je suis prêt à faire cette bataille avec n’importe quel gouvernement canadien.

 

Mais je ne peux y arriver seul. J’entends souvent : « quand allez-vous faire l’indépendance monsieur Gaudreault? ».  La meilleure réponse à cette question se trouve en chacun de vous comme militant et militante.

 

LA « MÉTHODE GAUDREAULT »

 

Préparez-vous à travailler! Le Parti Québécois que je veux diriger, ce sera un parti qui n’aura pas un, deux ou trois plans d’action. Il en aura 125! Chaque exécutif de circonscription aura la responsabilité de mettre en œuvre un plan pour rejoindre les gens, rapprocher les parties en apparence adverses, écouter leurs préoccupations, les traduire en objectifs concrets que le caucus fera entendre à l’Assemblée nationale et qui donnera des résultats. C’est ça, la « méthode Gaudreault ». Elle a marché pas si mal à Jonquière depuis 2007. Plein de gens ici le savent.

 

Quand c’est venu le temps de changer la loi de l’AMF pour indemniser des travailleurs fraudés par un faux planificateur financier, je l’ai fait. Quand c’est venu le temps de mobiliser une communauté pour prévenir et agir contre la crise des opioïdes, je l’ai fait. Cela a même inspiré le plan national. Quand c’est venu le temps de mobiliser le ministère et les personnes souffrant d’apnée du sommeil pour faire rembourser les CPAP, je l’ai fait.

 

Comme ministre, quand c’est venu le temps de transférer un milliard de l’enveloppe des transports routiers vers les transports collectifs, je l’ai fait. Quand c’est venu le temps de gérer les crises de confiance à Montréal, Laval et ailleurs, de gérer la catastrophe de Lac-Mégantic avec la première ministre et mes collègues, je l’ai fait. Des exemples comme ça, j’en ai plein.

 

Savez-vous quoi? Je suis rendu à l’étape d’exporter la « méthode Gaudreault »!

 

Mes amis, seul un pays du Québec permettra à notre nation de réaliser toutes ses ambitions. Après ça, qui peut dire que l’indépendance est une idée dépassée? Que le premier qui le pense me regarde dans les yeux : l’indépendance du Québec est l’idée la plus contemporaine et la plus actuelle pour permettre aux Québécois d’être plus libres et plus en contrôle de leur propre vie! Voilà ce que j’ai à vous proposer. Il reste encore beaucoup de travail à faire. Mais nous ne faisons que commencer…

 

Les prochaines semaines seront chargées mais je suis fébrile. Qu’y a-t-il de plus beau que de proposer un leadership nouveau pour le Québec, pour faire de celui-ci le nouveau pays dont le monde a besoin?

 

 

PRÉSENTEMENT, LE PARTI QUÉBÉCOIS A BESOIN :

– d’un leadership stable;

– de se renouveler tout en puisant dans ses sources, les membres;

– d’être proche du monde et être à leur écoute;

– de livrer la marchandise pour tous;

– de remettre le Québec en marche vers sa pleine liberté!

 

 

Mes amis, avec moi, ce Parti Québécois est de retour. Je vous invite à vous joindre au mouvement!