fbpx

Sylvain Gaudreault veut faire l’indépendance. Il tient à faire du Québec le premier pays vert à faire son entrée à l’ONU. Il s’engage à tenir un référendum au cours d’un premier mandat majoritaire du Parti Québécois, comme il l’a décrit dans ce texte publié dans le journal Le Devoir.

 

C’EST DANS L’ACTION QUE NOUS CONVAINCRONS

 

Un référendum gagnant dans un premier mandat majoritaire du Parti Québécois ? Bien sûr ! Mais je suis un indépendantiste et non un « référendiste » ! C’est pourquoi pour moi le vrai défi est de faire augmenter l’adhésion à l’indépendance et, du coup, d’obtenir ce premier mandat majoritaire.

 

Pour y arriver, j’entends travailler dès mon élection comme chef du PQ de façon positive, pour faire avancer le Québec vers plus de liberté. J’ai toujours cru que les Québécois prendront le goût à l’indépendance en obtenant davantage d’espace de liberté. C’est tout le contraire d’une approche basée sur le ressentiment envers le reste du Canada, sur la vengeance face au fédéral et sur la polarisation. En d’autres termes, le PQ doit se poser plus que jamais comme défenseur inconditionnel du Québec, sur toutes les tribunes et en tout moment, se servir de tous les moyens possibles, parlementaires et « extraparlementaires », pour faire avancer le Québec vers plus de liberté.

 

CONSTRUIRE SUR LES CONSENSUS

 

Quand le Québec gagne, c’est toute la population qui gagne et qui prend confiance dans sa capacité collective d’avancer, de prendre sa place dans le concert des nations. C’est mon ambition et ce sera celle du PQ sous ma direction. Notre option et notre formation politique ont connu de meilleurs jours, mais il n’en tient qu’à nous de faire la démonstration que l’indépendance est la meilleure option pour le Québec de demain, de raviver la flamme et la confiance en l’avenir. Dans ce contexte, la priorité du prochain chef sera de réorganiser le parti dans toutes les régions.

 

Il faut remettre à l’avant-plan la question constitutionnelle. Les jeunes n’ont pas connu les débats sur la question nationale remettant en question, à juste titre, le régime fédéral imposé aux Québécois et le cul-de-sac fédéral quant aux revendications du Québec. Sous ma direction, le PQ forcera le gouvernement fédéraliste de la CAQ à aller au bout de sa logique prétendument nationaliste. Dès la rentrée de septembre 2020, nous proposerons formellement à l’Assemblée nationale d’adopter une motion demandant à Ottawa d’entamer des négociations constitutionnelles afin d’accorder au Québec tous les pouvoirs en matière d’environnement.

 

FORCER LA CAQ À ALLER AU BOUT DE SA LOGIQUE

 

Cette proposition sera rédigée selon les termes mêmes employés par le gouvernement Legault dans la lettre qu’il a fait parvenir aux chefs des partis fédéraux lors de la dernière élection fédérale et dans laquelle il réclamait, entre autres, tous les pouvoirs en matière d’environnement. Nous nous inspirerons aussi du très instructif mémoire déposé par le Procureur général du Québec dans la cause concernant la taxe carbone actuellement pendante devant la Cour suprême. Trois scénarios sont possibles :

 

1. Le gouvernement Legault refuse notre motion : ce sera une preuve supplémentaire et formelle que son nationalisme n’est que de façade.

2. Le gouvernement Legault appuie notre motion, mais le gouvernement Trudeau ferme la porte à double tour : ce sera une preuve supplémentaire et formelle que le Canada est irréformable.

3. Le gouvernement Legault appuie notre motion et, avec le soutien du Bloc Québécois, le gouvernement Trudeau accepte d’accorder tous les pouvoirs en environnement au Québec : c’est la totale ! Nous nous réjouirons alors d’un gain concret pour le Québec. le PQ aura fait avancer le Québec vers plus de liberté et nous continuerons en ce sens.

 

DEVENIR LE PREMIER PAYS VERT À L’ONU

 

Dès mon arrivée comme chef, mon objectif est que le PQ contribue à remettre le Québec en marche. Nous élaborerons une vision claire et concrète du Québec comme premier pays vert à faire son entrée à l’ONU. Nous consacrerons des ressources supplémentaires à la recherche et à la mise à jour des arguments en matière de culture, d’économie verte, de relations internationales, de décentralisation dans les régions, etc.

 

C’est dans l’action que nous avancerons et que nous convaincrons. J’ai toujours travaillé ainsi comme militant, comme député, comme ministre et comme chef intérimaire. Je transposerai cette « méthode Gaudreault » dans toutes les instances du Parti québécois. Et nous gagnerons !